L'homme s'invente des sentiments à s'infliger. Il pose des mots sur ce qu'il ne comprend pas en essayant de généraliser ce qu'il appelle un « sentiment ». Ici, je n'ai aucun mot sur ce que je ressens, je ressens juste une profonde douleur qui commence dans le ventre, pour remonter par le c½ur et finir dans la tête à m'en donner des maux incroyables. Cela fait un an, 2 mois, 24 jours aujourd'hui. Je me sens toujours incapable d'expliquer ce qui est arrivé, la cause, ce que cela a amélioré et ce que j'en retiens ou ce qu'en retient quiconque, d'ailleurs. Je ne vois pas ce que cela m'a apporté. Je ne vois pas. Alors reviens bon sang. Ramène ta bouille que j'arrête de détester ce que je suis devenue. Je veux retrouver la naïveté des sentiments, la négligence des actes sans conséquences, oublier cette impartialité que j'offre à présent. Je veux oublier qui je suis pour me souvenir de qui j'étais grâce à toi. Je ne veux pas d'un moi sans toi. Je nous veux nous deux, ici et maintenant. Comme un caprice. Ce fut un délice. Je veux retrouver cette Boite des Délices de l'Amour et la savourer chaque jour à tes côtés. Je ne veux plus tenter de trouver qui pourrait te remplacer. Personne n'en est capable. Mon manège, c'était Toi, alors reviens maintenant. Je veux jouer à ces Jeux d'Enfants et te prouver combien je serai cap de passer chaque journée avec Toi. Arrêter de faire croire aux gens que j'oublie et vis chaque jour avec le sourire, en continuant, croquant à pleines dents. Arrêter de mentir, sourire et trahir. Je nous veux Nous et notre sincérité, toi pour me protéger, moi pour t'encourager. Je nous veux tous les deux dans la cour de récré à regarder ces enfants un peu felés, Je te voudrais tellement Toi dans ta voiture, à contempler notre Etoile briller. Je nous veux comme deux gosses à se chamailler du temps passé, profiter du temps présent, et imaginer ce qui nous attend. Je nous veux nous petit poisson. J'ai quitté le bocal, mais l'océan ne me plait pas, sans Toi. Je ne m'en sens pas capable, toute seule. Je n'arrive plus à croire. Je n'arrive plus à rêver. S'il te plait, prête moi tes ailes que je puisse t'accompagner. *